Stéphane HERZOG

Né à Paris en 1965. Enseignant à Rouen.

Marié à Hélène, père d’un grand garçon, Ian.

Amateur de sport et de course à pied en particulier, de musique, de westerns, de vin, de tout et n’importe quoi.

Auteur

 



Œuvres publiées

 

  • 1996 : Les dernières demeures, roman publié aux Éditions Talmart.

Œuvre lauréate d'une bourse "Premier roman" du Centre National du Livre.

Les trois personnages du roman ont un point commun : la peur de la mort. La mort qui frappe, autour. La mort qui attend, devant. Affolés par la menace permanente, ils tentent de lui opposer une résistance aussi tenace que désespérée. Cette œuvre, habitée par des idées étranges, parcourue d’étincelles verbales et psychologiques, se compose de trois tableaux, insidieusement inquiétants.

 

  • 2002 : Mes condoléances, roman publié aux Éditions Talmart.

Sur le point de mourir, Étienne Donégal se souvient de son existence. Surgis d’hier, d’aujourd’hui, de demain, de nulle part, un père, une compagne, un ami, une relation, des connaissances, des collègues, un prof, une rencontre, un chanteur se souviennent aussi. Toutes ces voix ont leur mot à dire au sujet d’Étienne. Elles déforment sans doute, mentent peut-être, mais apportent leur part de vérité.

C’est une vie incomplète, brouillonne, douloureuse, dont chacun, à l’heure des condoléances, cherche à découvrir le sens.

 

  • 2006 : Qu'est-ce qu'il y a ?, pièce de théâtre publiée chez Christophe Chomant Éditeur, lecture publique à la Chapelle Saint-Louis de Rouen par le théâtre de la Canaille.

Qu’est-ce qu’il y a ? met en scène Alex et Julien, un couple qui vit des difficultés et tente d’y faire face en parlant.

L’hypothèse de base de la pièce est qu’un couple commence à avoir des difficultés à partir du moment où ses membres n’ont plus conscience de la perte possible de l’autre. S’installent alors toute une série de laisser-aller qui vont de la simple négligence à la violence. Dans Qu’est-ce qu’il y a ? ce laisser-aller est essentiellement la disparition du discours amoureux chez Julien, disparition qui prend racine sur le bonheur trop tranquille et presque égoïste d’Alex.

Au-delà de l’histoire d’Alex et de Julien, Qu’est-ce qu’il y a ? est une pièce sur le langage, statut du discours amoureux, croyance en la parole et limite de celle-ci, toute puissance des mots, nature de la conversation, lien entre parole et vérité, désir de silence...

 

  • 2008 : La fin du temps, conte poétique, inspiré du quatuor pour la fin du Temps d’Olivier Messiaen, publié aux éditions Talmart, illustré par le graveur Bernard Coulomb
  • 2008 : Le chemin au souvenir, version pour la scène de La fin du Temps, publiée chez Christophe Chomant Éditeur.

J’ai écrit des poèmes qui forment un conte en "suivant" la musique, un poème pour chacun des huit mouvements.

Les titres des mouvements et les indications d’Olivier Messiaen pour l’interprétation de son œuvre sont réellement étonnants. Je me suis efforcé de respecter ces indications pour le rythme de mon conte.

Deux éléments, pourtant fondamentaux chez Messiaen, ne me touchaient pas : Dieu et les oiseaux. J’ai donc décidé de ne pas les faire intervenir et de recentrer le conte sur l’homme et la fin du temps. C’est ainsi que j’ai remplacé la croyance par la souffrance. Toutefois, j’ai voulu conserver les formes paradoxales de sérénité, contenues dans les indications, qui se dégagent de l’œuvre.

J’ai également souhaité tenir compte des couleurs et des matières qui apparaissent dans les indications. Elles ont constitué ce que j’appellerais un "décor mental à l’écriture". En revanche, j’ai remplacé la forêt, celle des oiseaux, celle que l’on trouve dans beaucoup de contes, par la ville que j’ai considérée comme forêt contemporaine.

Enfin, j’ai désiré écrire un conte du point de vue de l’adulte. Souvent, dans les contes, les parents abandonnent les enfants dans une forêt, pour de mauvaises ou de moins mauvaises raisons. Les enfants rencontrent un ogre ou une sorcière dont ils finiront par se débarrasser par ruse. Ici, l’enfant est enlevé par un Ange-Ogre mais c’est le père que l’on va suivre et accompagner dans sa douleur.

 

 

Autres œuvres

 

· 60 pulsations/minutes, roman.

François Vernal est un enfant idéal, il lit, écrit, compte, parle peu. Sous le regard attendri de son père, inquiet de sa mère, il grandit. François nourrit une passion pour le temps qu’il élève progressivement au rang de religion. 60 pulsations/minute décrit le chemin de François vers une folie qui s’entoure de logique, puis le meurtre.

 

· Sur un arbre perchés, roman.

Anne et Emmanuel sont mariés, ne s’aiment pas et n’auront pas d’enfant. Histoire de généalogie, passé encombrant auquel on n’échappe pas, égoïsmes ordinaires, laideur.

 

· Crève la faim, roman, à paraître aux éditions Talmart.

Crève la faim est le roman d’une anorexique. Jeune fille, elle tient un journal intime au cours d’un séjour prolongé à l’hôpital où elle est enfermée avec le devoir de prendre du poids.

Vingt ans après, devenue femme, elle évoque cette période et l’obsession de la nourriture qui ne l’a jamais réellement quittée depuis l’adolescence.

Quelques hommes viennent illustrer ses propos et témoignent de leur impuissance, la mort n’est jamais très loin, de même qu’un personnage de princesse qui a bercé l’enfance de la jeune fille.

 

· Maman, théâtre, lecture publique au théâtre Le Village de Neuilly-sur-Seine, par la compagnie des Travaux Publics.

Lorsqu’une vieille femme vient finir ses jours chez son fils et sa belle fille, on peut s’attendre à tout ! Règlements de compte différés, arrière-pensées en pagaille, complicité inattendue, affrontements directs ; les trois personnages ont-ils encore envie de s’entendre ? En attendant, dans cette maison où l’amour n’a plus sa place, ils étouffent.

 

· Voyelle, ou l’étrange envol des feuilles mortes, conte pour enfant, à paraître chez Christophe Chomant Éditeur.

L’oiseau Voyelle pense, tout le temps, parle, tout le temps, également.

Pense et parle en même temps, tout le temps…

À haute voix, perchée, tout là-haut, tout le temps.

Pense et parle en même temps…

C’est comme ça...

Deux fois l’an, à l’heure dite, des oiseaux plient bagage, abandonnent leur nid, s’envolent et s’en vont. Ils reviendront plus tard annoncer le printemps. Longtemps les oiseaux volent, ils fuient...

 

· Sonatine, à la recherche des do, conte pour enfant.

Au fond de son antre, à l’abri des regards, le grand Crescendo contemplait son œuvre : une gigantesque et immonde toile d’araignée dans les fils de laquelle étaient prisonniers des dizaines de DO. Un DO de violon. Un DO de piano. Des dizaines de DO. Le DO du saxophone du petit Isabeau, Le DO de la guitare de la belle Philippine, Le DO de la trompette du virtuose Eric Deburyc. Des dizaines de DO dont certains se débattaient encore d’une corde, d’un souffle. PFFF. En vain. Des DO plaintifs, gémissants, tristes à mourir. D’autres s’étaient résignés et demeuraient muets, en attendant.

Le grand Crescendo déposa dans un coin de la toile inoccupé, d’un geste qu’il voulait solennel, le DO de la clarinette de Sonatine...